Quelque chose devait arriver
Pour qu’on cesse de se dévorer.
Vingt-quatre heures fécondées
Par des achats infondés.
Des voyages au ski, quel bonheur.
La vie à cent à l’heure.
En marathon d’évènements tu te déplaces.
Mais où est vraiment ta place ?
L’humanité assommée.
L’heure des comptes a sonné.
Ce sera difficile, ce sera du sport,
De trouver des masques sans effort.
Qu’est-ce qui va t’inciter ?
Les victimes sans hésiter ?
Derrière le mur des portes
Que la paix l’emporte.
Les rues dépourvues de vie,
Prends un livre et lis.
Fais le ménage, nettoies chez toi.
Contacte un proche, fais un débat.
Plongez les yeux dans ceux des autres.
La joie du cœur sera la vôtre.
Bêche ton jardin dans la sueur,
Garde ta bonne humeur.
Fais des gâteaux pour tes enfants,
Fais de la musique un remède dansant.
Pour éviter d’être grossier
Enferme-toi dans le cellier.
Vers Dieu tends ta main.
Reconnais de n’être qu’un humain.
Tout faible et misérable,
Recharge-toi par une prière agréable.
Cela prendra quelques jours
Avant de comprendre l’enjeu.
La Terre n’en pouvait plus.
Sans un mot de passe, on s’est tu.
Connaît-on encore des codes
Qui ne sont plus à la mode ?

Vainquons ce monstre, cette plaie.
L’humilité est la clé.

Slovenský originál: Andrea Ágg
Francúzsky preklad: Viktoria Laurent-Skrabalova